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  La Classique genevoise fait la fête au vélo (21/06/2004)
  Dans le Mandement, on conjugue l’amitié et la convivialité.
  PHILIPPE ROCH
 
 Photo PIERRE ALBOUY
 

Baptisée à l’amitié — celle qui unit les trois fondateurs de l’épreuve — et à la passion du vélo, la Classique genevoise cultive depuis sept ans la convivialité et en récolte les fruits les plus précieux: la fidélité et la satisfaction dans les yeux des participants. S’ils ont été un peu moins nombreux que l’an dernier à sillonner les routes du Mandement, ce vignoble aux charmes discrets et ensorcelants, le cru 2004 n’a pas viré à la piquette.

Juchés sur des objets roulants parfois déroutants et dans des équipages insolites, les participants ont bravé les menaces célestes — l’averse ne s’abattra qu’une fois la course terminée, ou presque — pour prendre part à la fête. Familiale par essence, populaire dans l’âme, la Classique genevoise se rend accessible à tous, en multipliant les distances (20-40-60-80 km) et en associant les tout- petits par le biais de la Kids Cup. Ni l’âge ni la bedaine ne sont un obstacle pour y prendre part…

Une jeune femme en vélo couché passe la ligne, 20 km accomplis en tirant derrière elle une carriole où ont pris place ses deux enfants. En couple en «course» comme dans la vie, Francis et Nathalie ont bouclé 40 km en tandem. «C’est moins dur que toute seule, avoue-t-elle, sur le plat ça va plus vite qu’à vélo, mais en montée il y a un handicap»,

précise-t-il. La côte d’arrivée, avoisinant les 12%, a torturé d’autres mollets…

Vainqueur de l’épreuve des vélos couchés («Je le pratique depuis une dizaine d’années»), Walter Berger n’a mis que deux tours d’horloge pour boucler les 80 km. «L’engin est à peine plus lourd qu’un vélo de course, malgré le carénage, et sur le plat on atteint 60-65 km/h.» explique le Bernois de Berthoud. D’autres sont venus de France, de Hollande et d’Allemagne prendre part à l’épreuve. Le champion du monde aurait même été présent…

En vedette à son corps défendant — ne s’est-il pas inscrit comme tout un chacun en payant son écot? — Laurent Jalabert a répondu à l’appel de l’amitié: le Varois de Veyrier appartient à un groupe de «potes» pédalant sous les couleurs d’un restaurant. Son épouse Sylvie et leur plus jeune fils (dans la Kid’s Cup) ont également mis le cuissard: «Je ne roule plus beaucoup. Je m’entretiens, plutôt en courant que sur le vélo d’ailleurs. Ceux qui ont appuyé sur les pédales allaient trop vite pour moi…»

Homme de droiture, «Jaja» ne pouvait demeurer insensible à la campagne de l’association «Le respect, ça change la vie», qui tenait stand à Dardagny. «C’est un bon message à faire passer aux jeunes. Il faut les éduquer à ces valeurs-là. Malheureusement, les sportifs d’élite ne montrent pas toujours l’exemple…» Le respect, l’un des chevaux de bataille des organisateurs, ainsi que le confiait Christophe Huybrechts, avec la sécurité et l’aspect festif de la manifestation, qui s’achève traditionnellement par une gigantesque «pasta party»...

 
 
 
   
   
   
 
 
     

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