Je vous salue toutes et tous, Avusiennes et Avusiens, et vous souhaite la plus cordiale bienvenue, ainsi qu'aux personnes venues d'autres communes.
Je vous dis également le plaisir que j'ai de nous voir à nouveau réunis dans notre Centre communal fraîchement inauguré.
Après le sympathique repas que nous avons pris ensemble, repas que nous devons aux pompiers et aux Dames paysannes pour le dessert, nous voici arrivés à la partie officielle et "solennelle" de notre fête nationale, un moment qui demande une attention que vous ne manquerez pas de m'offrir, j'en suis certain.
En ce 1er Août 2002, plutôt que de proférer des "bla-bla" stériles dont vous ne sauriez que faire, je préfère vous inviter à entrer de plain-pied dans le domaine du concret en vous faisant part d'une réflexion qui m'occupe l'esprit depuis le début de mon mandat de maire, une réflexion qui a été ravivée ces derniers temps par un mot utilisé dans une campagne de sécurité routière menée à Genève, d'une part, et d'autre part par une campagne du Ministère français de l'éducation nationale, : il s'agit du mot "RESPECT".
Aussi, inspiré par ce qui se fait de bien sous d'autres cieux, je propose que le maître mot de l'action communale qui débute en cette soirée de fête nationale et qui se poursuivra le reste de cette année, sous la forme d'une campagne, soit justement le mot "RESPECT".
Respect de la collectivité et de ses biens, respect des autres, de leur travail, respect à l'école, sur la route, sur son lieu de travail, dans sa famille, respect de l'autorité en charge de l'administration des collectivités, respect de l'environnement naturel, respect de soi aussi, ce sont là, parmi bien d'autres applications possibles du mot RESPECT, ce que je souhaite vous suggérer ce soir.
Dans nombre d'Etats ou de Républiques, et parfois chez nous aussi, c'est encore la force, la peur et le pouvoir qui inspirent le respect : je condamne naturellement cet état de fait et souhaite que le respect que je sollicite de chacun soit pratiqué sans distinction d'âge, de sexe, de taille, de rang social ou hiérarchique, sans distinction d'appartenance culturelle ou raciale.
Le respect concerne tout le monde et nul n'a moralement le droit de s'y soustraire.
Ce que je souhaiterais vraiment, et je verrais cela comme un cadeau que nous offririons à la société civile, c'est que nous, habitants de la commune d'Avusy, sur notre territoire en priorité mais également bien au delà de ses étroites limites, nous nous engagions à faire voeu de respect, que nous nous engagions, quotidiennement, dans notre cadre de vie personnel, à formuler une ou deux intentions qui seraient autant d'objectifs de mieux respecter celles et ceux qui nous entourent dans leur façon de penser, de vivre ou d'agir.
Pour pratiquer l'art du respect, il y a mille et une manières ; le plus simple geste quotidien, par exemple celui de tenir la porte à quelqu'un plutôt que de la lui envoyer sur la figure relève du respect, savoir écouter les messages qui nous parviennent aux oreilles aussi, relève du respect, que ce soit de la part des jeunes sur leurs problèmes ou de la part des plus anciens.
Il y aurait naturellement des milliers d'exemples à donner.
Ceci dit, je le sais bien, le respect ne va pas toujours de soi, je sais aussi qu'il est plus facile d'en parler que de le pratiquer !
Mais lorsque, ensemble, on décide d'y adhérer, peut-être que la tâche devient plus légère, que le phénomène d'enchaînement s'opérera, sait-on jamais...
Si mon message lancé à l'instant était bien entendu, si ceux qui d'habitude n'écoutent pas les discours voulaient bien tendre l'oreille l'espace d'une poignée de secondes, si tout le monde voulait bien jouer le jeu, chacun ce soir, moi le premier, repartirait avec au plus profond de soi la grande satisfaction d'être utile autrement qu'en payant ses impôts.
Alors je vous adresse solennellement et humblement cette proposition, Chers amis, celle de prendre part à l'action "RESPECT" qui débute maintenant.
Je suis certain que vous m'avez bien entendu et surtout que vous m'avez bien compris, que votre adhésion à ce projet ne soit pas, comme l'on dit communément "du bouillon pour les morts" mais bien une évolution mentale importante à notre avantage, nous les êtres humains qui habitons la commune d'Avusy, le canton de Genève et bien entendu le pays que l'on fête ce soir, la Suisse, afin que nous ayons toujours le plaisir de vivre ensemble.
Et maintenant, en attendant vos commentaires, vos idées et surtout la suite concrète de ce projet qui me tient à coeur, je vous demande de prêter une oreille attentive...et respectueuse à la lecture du Pacte de 1291 à laquelle procède maintenant Sophie Lauper, jeune habitante de notre commune.
Vive Avusy – Vive Genève – Vive la Suisse
André Castella, maire